Véro Forever

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Assister au grand retour de Véronique Sanson à l’Olympia, quel beau cadeau d’anniversaire que l’on m’a fait là… J’étais donc dans la salle mythique un soir de semaine pour entendre chanter les années américaines de cette auteur-compositeur-interprète qui a bercé mon enfance.

 

Et ben, elle assure encore mamie Sanson !!! #VeroniqueForever #Olympia

Par Ottavia (@ottaviamusic) le

 

 

Il y a les maîtres, et il y a les autres.

Véronique Sanson fait sans conteste partie des grands. Peu d’artistes peuvent se vanter d’une carrière aussi longue et aussi riche : 15 albums entre 1972 et 2010, 9 albums live (Olympia, Palais des Sports…), 2 albums de reprises, sans compter les 2 albums sortis avec Les Roche-Martin dans les années 60. Vous l’aurez compris, Véronique Sanson est une figure incontournable du paysage musical français !
Elle est aussi connue pour ses mésaventures personnelles : d’abord en couple avec Michel Berger (qui produira son premier album, Amoureuse, en 1972), elle le quittera en prétextant aller chercher des cigarettes pour s’envoler avec Stephen Stills aux Etats-Unis où elle connaîtra boires et déboires. Véronique Sanson est aussi connue pour ses problèmes de drogues – notamment son addiction à l’acool – qu’aujourd’hui elle estime réglés.

Mais c’est pour son timbre “nasillard” souvent imitée et pour ses tubes inimitables que Véronique Sanson est familière au public français. Qui n’a jamais entendu Amoureuse, Vancouver ou encore Drôle de Vie, pour ne citer qu’eux ? Une voix flexible, une musicienne survoltée, une lady pianiste, le féminin d’un Michel Berger, et le marqueur des années 70-80, voilà la Sanson que nous aimons.

Un concert américain

Elle a choisi « Les Années Américaines » comme fil conducteur de ce grand retour à l’Olympia. Après avoir fêté le quarantième anniversaire d’Amoureuse en 2012 sur cette même scène, la chanteuse a choisi de nous livrer quelques titre inédits de ses années passées outre-atlantique.
Malgré un trac affiché et une entrée en scène un peu difficile, elle se détend peu à peu et réussit à passer outre sa “gorge sèche” pour nous délivrer un concert de 2h époustouflant. Autour d’elle, des musiciens de folie – faut dire qu’elle est bien entourée Mamie Sanson – qui rythment ses tubes et font se lever le vieux public assis de l’Olympia, c’est dire.

© Hélène Pambrum

© Hélène Pambrum

Quel bonheur d’entendre en live des morceaux qui ont bercé mon enfance ! C’était la première et peut-être la dernière fois que j’avais l’occasion de voir ce monument de la chanson française. Bernard’s Song, Alia Sousa, Le Maudit, Ma Révérence, Féminin… ils y sont (presque) tous passés.
S’est ajoutée à ma joie la surprise de découvrir son fils, Christopher Stills, en première partie. Un musicien à suivre dans un autre genre (mais un comédien-chanteur à oublier, il a joué durant l’année 2009 dans la comédie musicale Cléopatre, mis en scène par Kamel Ouali… hum).

Alors oui, elle a vieilli, elle chante moins bien, elle n’est pas tout à fait assurée, mais bordel, quelle musicienne, quelle dame ! Pas une fausse note, des sourires qui imposent la bienveillance, et un concert survolté qui me laisse rêveuse sur une carrière comme on en voit peu dans le paysage musical français. Je m’incline.

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